Néanmoins, cette belle performance ne semble pas profiter à son réalisateur. Invité dans le podcast “WTF with Marc Maron”, Brady Corbet assure que lui et Mona Fastvold, avec qui il a produit et coécrit The Brutalist, n’ont rien gagné avec ce projet. “Nous avons gagné zéro dollar sur les deux derniers films que nous avons faits“, clame-t-il, en ajoutant qu’ils ont dû se “contenter d’un salaire qui date de près de trois ans.”
Le réalisateur pointe du doigt notamment les interminables tournées promotionnelles, pour lesquelles il n’est pas rémunéré. “Notre film a été présenté en septembre. Cela fait donc six mois que j’en fais la promotion. Et je n’ai gagné aucun revenu parce que je n’ai pas le temps d’aller travailler. Je ne peux même pas accepter un travail d’auteur en ce moment “, dénonce-t-il.
Brady Corbet explique que la semaine précédent cet entretien, il a notamment dû enchaîner plus de 90 interviews. Un exercice chronophage, en plus de ne pas être rémunérateur. Celui-ci assure avoir eu l’impression de vivre un “un interrogatoire de six mois”. “On est en voyage constamment mais on travaille aussi les samedis et les dimanches. Je n’ai pas eu un seul jour de repos depuis les vacances de Noël. Et ce n’était que quatre jours”.
Pour malgré tout subvenir à ses besoins, le cinéaste a quand même su trouver le temps de tourner trois publicités au Portugal. “C’était la première fois que je gagnais de l’argent depuis longtemps”, glisse-t-il. Brady Corbet affirme également qu’il n’est pas le seul à se retrouver dans cette situation. “J’ai parlé à plusieurs réalisateurs qui ont leur film nommé cette année et qui ne peuvent pas payer leur loyer. C’est une réalité”. A la fin de son interview avec Marc Maron, le créateur de The Brutalist confie avoir tout de même “hâte que tout cela se termine” après les Oscars.