La livre sterling a accentué son déclin face au dollar vendredi, mais était prête à terminer la semaine en hausse, un jour après que la Banque d’Angleterre a maintenu ses taux d’intérêt inchangés et a soulevé des inquiétudes quant à l’augmentation des tensions commerciales mondiales.

La livre sterling était en baisse de 0,2 % à 1,29405 $ après avoir atteint 1,301 $ en début de semaine. Elle était en passe de connaître sa troisième semaine consécutive de hausse.

Par rapport à l’euro, la monnaie britannique a peu changé à 83,695 pence pour la monnaie commune.

Jeudi, le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, faisant écho à d’autres banquiers centraux dans le monde, a souligné le manque soudain de visibilité sur les perspectives, dû en grande partie aux tarifs douaniers du président américain Donald Trump à l’encontre des partenaires commerciaux mondiaux.

“Il y a juste un sentiment général de prudence. Nous ne savons pas vraiment quelles sont les implications de la guerre commerciale sur la croissance et l’inflation”, a déclaré Kenneth Broux, responsable de la recherche sur les devises et les taux à la Société Générale.

Même si la Grande-Bretagne a jusqu’à présent échappé à la majeure partie de la rhétorique tarifaire de Trump, la prochaine série de droits de douane réciproques des États-Unis début avril et leurs implications et retombées potentielles sur l’économie britannique restent à voir, a déclaré M. Broux.

Les prochaines données sur l’inflation et la croissance des salaires au Royaume-Uni sont les éléments clés à surveiller, a déclaré M. Broux.

L’économie britannique est également exposée au risque d’une hausse de l’inflation en raison de l’entrée en vigueur, le mois prochain, d’une augmentation des impôts pour les employeurs.

La BoE a prévu un pic d’inflation britannique de 3,75 % au troisième trimestre de cette année, soit une légère hausse par rapport à l’estimation de 3,7 % faite en février. Elle a relevé son estimation de la croissance économique pour les trois premiers mois de 2025 de 0,1 % à 0,25 %.

Par ailleurs, des données publiées vendredi ont montré que la Grande-Bretagne a emprunté beaucoup plus que prévu le mois dernier, soulignant l’ampleur du défi auquel est confrontée la ministre des finances, Rachel Reeves, qui devrait annoncer des réductions de ses plans de dépenses la semaine prochaine.



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